Pour les troubles alimentaires, vous avez l’anorexie, mais également la boulimie. Si la première maladie se traduit par un refus de se nourrir, la seconde provoque l’inverse. Le patient ingurgite des quantités importantes de nourriture. Elles sont donc opposées, mais généralement, les médecins identifient les mêmes causes. Il faut alors identifier ces dernières pour réussir à améliorer le quotidien.

La boulimie est un trouble différent de l’anorexie

Certaines personnes sont capables de dévorer un paquet de gâteaux en regardant la télévision. Toutefois, ce n’est pas de la boulimie, mais de la gourmandise, sauf si ce comportement est récurrent tout au long de la journée. Il s’agit d’un trouble compulsif, il est alors impossible de ne pas succomber à cette envie de dévorer tout ce qui se trouve dans le placard ou le réfrigérateur. Certains professionnels de la santé n’hésitent pas à évoquer une addiction. La nourriture est alors perçue comme une drogue et elle empoisonne votre quotidien.

Ce trouble du comportement alimentaire touche les hommes et les femmes, mais ces dernières sont un peu plus touchées. Les enfants sont également concernés, il faut donc être vigilant, car certains pensent que la frontière avec la gourmandise est assez mince. Pourtant, la boulimie a un réel impact sur votre organisme, vous pouvez donc subir divers problèmes de santé :

  • Une dépression plus ou moins forte
  • Une inflammation de l’oesophage
  • Du diabète
  • Des troubles du sommeil
  • Des règles très irrégulières

Deux symptômes permettent de valider le diagnostic

Il est généralement plus facile de diagnostiquer l’anorexie, car le patient refuse de s’alimenter. Il a une vision faussée de son corps et il pense que son poids est trop important. Il cherche donc à atteindre une maigreur cadavérique, ce qui met sa santé en danger. Pour la boulimie, la prise de poids est certes un premier critère à prendre en compte, mais deux conditions doivent généralement être établies pour valider à 100 % la thèse.

  • En moins de deux heures, le patient a tendance à manger des quantités astronomiques en étant dirigé par une sorte d’addiction.
  • Le patient n’arrive pas à se contrôler, il doit manger tant que la crise n’est pas terminée.

Lorsque les aliments sont ingurgités de manière excessive, les malades ont tendance à prendre des médicaments pour effacer la prise de poids. Dans ce cas, ils optent pour des laxatifs ou comme les anorexiques des vomissements. Ils peuvent aussi trouver une seconde addiction avec le sport en multipliant les heures de pratique. De plus, ils envisagent des périodes de jeûne qui peuvent durer plusieurs heures ou jours afin de « préparer » une nouvelle crise. Le physique n’est pas toujours un critère.

Comment lutter contre la boulimie ?

Avant de traiter cette boulimie, les médecins tentent d’identifier les causes qui peuvent être sociales, émotionnelles ou psychologiques. Pour compenser un problème, ils ont tendance à se réfugier dans la nourriture qui leur apporte un certain bienfait sur le moment. Ces personnes peuvent aussi être la cible d’accès de colère assez violents et ils n’ont pas une grande estime de leur personne. Lorsque le profil est dressé, les médecins peuvent envisager des thérapies notamment pour supprimer ces causes.

L’objectif premier consiste à retrouver une base saine et généralement la boulimie disparaît même si le processus est plus ou moins long en fonction du patient. Lorsque les problèmes sont identifiés au sein de la famille, des thérapies de groupe peuvent être envisagées afin de faciliter la communication, car rompre le silence est souvent indispensable. Si les pulsions sont impossibles à supprimer, les antidépresseurs peuvent être envisagés avec une dose plus ou moins forte en fonction des profils.

Bien sûr, comme c’est le cas pour l’anorexie, le trouble alimentaire nécessite un suivi avec un nutritionniste. Il vous permet d’apprendre à manger sainement et à redécouvrir un plaisir simple sans cette ingurgitation compulsive. Il faut généralement tenir un carnet précis avec les quantités et les aliments. Cet apprentissage peut s’avérer laborieux, mais il est indispensable.